Ce matin je suis passé relever le courrier de la boite postale
Dans la boite postale, juste une lettre et le journal
Dans le courrier le Ministère de la Culture dénonçait notre convention triennale
Quand l’État ne tient pas parole
On trahit les bénévoles
J’ai reçu un coup au moral
Alors ça m’a fait mal
ça fait mal à mon rural
Moi je suis un enfant de l’Éducation Populaire
On m’a appris à ne pas me taire
Moi je suis un enfant de cette culture
qui chante l’écriture, la lecture et l’orature
A nous CONDORCET, Jean ZAY, Jean MACÉ, Tanguy PRIGENT
on assassine nos idéaux, sommes nous devenus des mohicans ?
Ils sont devenus fous
Ils crient avec les loups
Ils détruisent l’Éducation Populaire
Allons-nous réagir ou nous taire ?
Ils détruisent l’Éducation Populaire
J’ai la haine, j’suis en colère
Ils détruisent l’Éducation Populaire
Laissant nos Fédérations dans la galère !
A vous mes en allés,
Le couperet est tombé
A vous mes gens de peu
Comment aujourd’hui être heureux ?
Vous qui m’avez appris
Que raconter c’est résister
Vous qui m’avez appris
Que raconter c’est la liberté
Je n’ai plus que mon cœur
Pour chanter ma rancœur
Je n’ai plus que mon cœur
Pour dire que ça m’écœure
En passant le Pont de l’île d’Oléron
J’me suis dit, on va encore tourner en rond
En passant le pont de l’île d’Oléron
J’me suis dit, on est vraiment des couillons.
Je n’ai plus que mon cœur
Pour chanter ma rancœur
Je n’ai plus que mon cœur
Pour dire que ça m’écœure
Je n’ai plus que mon cœur
Pour dire qu’on compte vraiment pour du beurre.
Jean-Jacques EPRON
